Les hommes face à l'égalité

Les hommes et l’égalité des chances

L'égalité des chances concerne autant les femmes que les hommes et, en cette matière, il ne s’agit aucunement de développer une politique concurrente au profit des hommes et au détriment des femmes.

En effet, la politique de l’égalité des femmes et des hommes part du principe et de la conviction que le terme de l’égalité des chances doit s’appliquer aux deux sexes admettant que les hommes peuvent également être sujets de diverses inégalités, voire de discriminations.

Le ministère de l’Egalité des chances a poursuivi ces efforts à travers de la conférence internationale (ICMEO) sur les hommes et l'égalité des chances qui se tenait le 17 et 18 octobre 2016 à Esch/Belval. Cette conférence rassemblait 300 experts issus de 23 pays, de l’Union européenne, de l’OECE et du Conseil de l’Europe pour discuter sur le rôle des hommes en matière d’égalité entre les genres. Le point culminant des six ateliers de travail thématiques organisés la deuxième journée était la « Déclaration du Luxembourg » qui cernait plusieurs pistes pour impliquer davantage les garçons et les hommes dans les politiques d’égalité.

Dans l’optique d’une pérennisation des résultats de cette conférence internationale, le ministère de l’Egalité des chances avait initié en 2017 - en coopération avec INFOMANN et l’Institut für Gender und Diversity de Berlin - le projet « Les hommes dans l’éducation non formelle des enfants »  dont l’objectif premier était un état des lieux de la situation au Luxembourg au niveau de la profession de l’éducateur où le déséquilibre entre hommes et femmes est très prononcé.

L’étude propose un certain nombre de pistes pour augmenter l’attractivité des professions sociales de manière générale, et auprès des garçons en particulier. Les résultats de cette étude étaient présentés dans le cadre d’une conférence en juin 2018 à l’Université du Luxembourg.

Au moment de son intervention, la ministre Lydia Mutsch avait conclu qu’ 

« il faut une plus grande mixité dans les professions sociales, car ce sont ces professions qui ont le contact direct avec les personnes concernées – filles, garçons, femmes et hommes – et qui doivent refléter l’égalité entre les genres dans notre société moderne. »

La ministre avait expliqué que « le choix pour les études et les professions est trop souvent guidé par des stéréotypes liés au genre, ce qui empêche nos élèves – filles et garçons – de suivre leurs passions et de bâtir leur parcours académique et professionnel sur leurs vrais talents. »

Une des missions du ministère serait la déconstruction des stéréotypes liés au genre à travers des campagnes comme #changeyourperspective ou en initiant des projets tels que Les hommes dans l’éducation non formelle des enfants.

  • Mis à jour le 31-01-2019